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La nouvelle année 1999

La nouvelle année, 1999, est arrivée. Une de plus et c’est l’an 2000. Wow ! Toute une réalité ! Ne trouvez-vous pas cela épeurant de basculer dans un autre siècle (au fait, saviez-vous que le 21e siècle et le millénaire arrivent officiellement seulement le premier janvier de l’an 2001) ? 

Durant ce siècle, nous avons été témoins d’une multitude de bouleversements et de découvertes : la pénicilline, la photo, le premier pas sur la lune, la révolution industrielle et les immenses changements technologiques, la révolution tranquille pour nous Québécois et Québécoises, l’électricité, la chute du mur de Berlin, la fin du communisme, le téléphone... et Internet.

Avec tous ces changements, l’individu s’est révélé à lui-même dans toute son intelligence, dans ses capacités à inventer, à innover mais par-dessus tout, il a mobilisé une de ses facultés les plus importantes et les plus remarquables : l’adaptation. Pas toujours évident quand le monde se développe si rapidement. C’est l’aspect fascinant du 20e siècle.

Mais en même temps, ne trouvez-vous pas que nous vivons dans un monde aseptisé (fast food), injuste (le pouvoir des riches de plus en plus riches, la pauvreté croissante ; pays puissants contre petites républiques sans le sous et la guerre, la famine, et plus près de nous, toute cette violence (physique, psychologique et sexuelle) ? Dans tout cela, il y a quelque chose de mal ajusté. Des êtres humains qui laissent tout cela arriver ? L’individu semble encore se chercher. Est-il dépassé ?

Puis, ce n’est pas tout le monde qui s’y retrouve car hélas, il y a beaucoup de gens démunis qui ont peine à subsister, à survivre pour toutes sortes de raisons : faible scolarisation, pauvreté, manque d’organisation, dépassements de tous ordres.

Ne trouvez-vous pas que toutes les dépendances, de toutes sortes, sont le signe d’un malaise social ?

Puis, on a basculé dans la révolution tranquille, le peace and love, la drogue, l’amour libre ; en somme, un monde stressant et des conséquences épouvantables (le cancer, le SIDA), les maladies psychosomatiques, le stress, l’endettement, etc. qui affectent l’individu.

Une des résultantes de tout cela est le fait que nous avons perdu nos valeurs profondes: la famille, l’amour, la justice, la beauté, l’intériorité, etc. Qu’est devenu l’être humain dans tout cela ? Un numéro d’assurance social, un numéro d’enregistrement à la TPS, un payeur de taxes anonyme, un individu citadin, isolé, qui a peu ou pas de contacts avec les autres ? Beaucoup d’itinérants, des familles éclatées, des centres bondés de personnes âgées, peu visitées ou seules.

À quoi peut-on s’attendre en cette fin de siècle ? Pour cette année 1999 ?

Personnellement je vous souhaite ce que sont devenus ma vie, mon mode de vie ; de jouir de chacun des instants que procure la vie dans vos bonheurs, dans toute votre anxiété, votre insécurité, vos peurs ; de rechercher la réalité, la vérité, parce qu‘au bout du compte, ces deux réalités sont payantes. C’est à partir de cela que l’on décide de bâtir sa vie et de prendre les décisions qui s’imposent.

Mais il y un concept important plus que tout autre et c’est celui de la qualité de vie.

Hélas trop peu de gens en ont ou pensent à en avoir. Prendre du temps pour soi, penser à soi, se faire plaisir ; tout cela sans qu’on enlève rien aux autres. Penser à soi et être, en même temps, généreux, ne sont pas nécessairement contradictoires. C’est même faisable. Chercher à garder l’équilibre, à jouer franc jeu, à être honnête avec soi-même et avec les autres. Chercher à aimer.

Le bonheur ? C’est d’accepter de vivre ce que l’on a à vivre, dans ses joies comme dans ses peines. Hier est passé, demain n’est pas encore là. Vivons donc un jour à la fois car " à chaque jour suffit sa peine ".

Ce qui est le plus important ? C’est l’ici et maintenant.

Pourquoi s’obstiner, forcer la volonté de Dieu, pour ceux et celles qui croient à un Être supérieur ou défier l’énergie de la vie, pour ceux et celles qui sont agnostiques.

Demander la " SÉRÉNITÉ D’ACCEPTER les choses que l’on ne peut changer, le COURAGE de changer les choses que l’on peut, mais surtout, la SAGESSE D’EN CONNAÎTRE LA DIFFÉRENCE ".

Des recettes du bonheur ? Il n’y en a pas.

La vie ? Elle est là !

Profitez-en durant qu’elle vous appartient et que vous êtes dedans.

Je vous souhaite de vous réaliser en tant qu’être humain et de demeurer en santé tout au long de cette année car c’est le bien le plus précieux, le passeport pour une vie active.

JE VOUS SOUHAITE UNE TRÈS BONNE ANNÉE 1999 !

Pourquoi pas petter le feu ? www.rendo.dekooi.nl/~rotmense/fire/



par

Jean-Pierre Rochon M. Sc., psychologue

courriel : rochon@psynternaute.com

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