Chronique du 26 mai 1997

Titre : Le site, psynternaute.com, vous appartient.

Bonjour. Je voudrais d’abord vous remercier de votre visite à psynternaute.com. Imaginez, de la journée du lancement-média, le 14 mai 97, il est venu, sur ce site, environ 1000 personnes en une semaine. C’est le signe évident qu’un tel site, de par sa spécialisation, répond à un besoin. Comme je l’ai dis, le site ne m’appartient plus. Il appartient au dépendant qui veut s’en sortir, discuter, confronter ses idées, sa manière de voir la vie, sa vie sans la substance, sentir ses émotions, accueillir celui ou celle qui en " arrache " avec la consommation, les " rechuteux " de tout ordre, etc.

Sur ce site, j’y ai mis toute mon âme, mes connaissances, mon expérience, mon cœur, ma passion plus 15 ans d’expérience à aider les dépendants(tes). Même si je vais quand même, d’une certaine manière, " superviser " le site, ce site appartient aux dépendants.

Je resterai branché afin de vous entretenir, chaque semaine, sur des sujets d’intérêt public. Je désire cette chronique sous le mode interactif. Le prétexte est celui de la cyberdépendance, c’est-à-dire les accrochés de l’ordinateur et/ou de l’Internet. J’ai d’ailleurs développé, depuis près de deux ans, une expertise dans ce sens. Mais étant un psychologue, membre de l’Ordre des psychologues du Québec, spécialisé depuis 15 ans en alcoolisme, toxicomanie et autres dépendances, je pourrai vous entretenir sur toutes sortes de dépendances de nature pathologique (l’alcoolisme, la cocaïnomanie, le jeu compulsif, la dépendance affective, les compulsifs du sexe, les outremangeurs, les compulsifs du travail, etc.) c’est-à-dire des problématiques reliées à une ou plusieurs substances, qui génèrent des troubles du comportement ainsi que de la souffrance psychologique chez un individu. Dans ce sens, si l’actualité nous apporte des sujets chauds, nous allons " surfer " avec ces sujets, faire un " vox pop " et j’en parlerai avec vous. Prenez, par exemple, le Gouvernement qui parle le plus sérieusement du monde, de disposer des appareils à vous cracher des " p’tits gratteux ". Incitation à la consommation et/ou au jeu compulsif ?

Vous, les internautes, serez mon inspiration, et je me modulerai à votre questionnement et à vos besoins.

1, 2, 3 GO! Croyez-vous que la cyberdépendance existe vraiment ou si c’est seulement une imagination de l’esprit?

Peut-on passer 10 heures et plus, par jour, devant son ordinateur, en plus de chatter quelques heures, naviguer sur le Web et bloquer par le fait même la ligne téléphonique tout ce temps, sans avoir les hauts cris de vos proches et en même temps ne pas être cyberdépendant? Si vous êtes un de ceux-là ou de celles-là, vous allez certainement penser que cela vous cause moins de tord que la cocaïnomanie, par exemple. Attention, car rien n’est moins évident. Essayez donc de vous priver ou de vous éloigner pendant plusieurs jours (à cause des vacances, par exemple) de votre ordinateur et des services Internet et observez comment vous allez réagir. Si vous êtes cyberdépendant, vous allez vivre une forme de sevrage et serez très heureux de pitonner à nouveau, sur votre ordinateur, à votre retour.

Vous voulez réagir? Eh bien pourquoi de pas profiter d’avoir, gratuitement, en ligne, un psychologue qui est ouvert à vous répondre et prêt à intégrer vos commentaires et réflexions dans une prochaine chronique? N’oubliez pas vous avez aussi la parole sur le " babillard ", le chat " Rochons Ensemble " et par courrier électronique. Il y a de la place, en masse, dans le cyberespace. All abord.

La semaine prochaine la chronique portera sur la relation de couple et Internet : Internet brise des " ménages ". Bonne semaine et à lundi prochain.

 

Jean-Pierre Rochon M.Sc.

Psychologue

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Le Psynternaute




par

Jean-Pierre Rochon M. Sc., psychologue

courriel : rochon@psynternaute.com

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