Cette page présente, à titre informatif, les approches de psychothérapie traditionnellement offertes aux personnes vivant une dépendance. L'esprit en est humaniste : favoriser l'écoute active et accompagner la personne vers un meilleur contact avec ses sentiments et ses émotions.
Une approche humaniste
L'accompagnement décrit ici s'appuie sur une approche humaniste, qui place la personne au centre de la démarche. Le travail se fait principalement au niveau affectif, afin d'amener la personne à reconnaître et à nommer ce qu'elle ressent. Le thérapeute n'impose pas une direction : il sert de guide et d'éclaireur, et peut, grâce à sa formation, souligner des aspects de la problématique que la personne n'aurait pas perçus d'elle-même. Lorsque c'est utile, la personne est orientée vers des ressources complémentaires pour une résolution plus efficace.
1. La psychothérapie individuelle
Le premier contact est souvent l'étape la plus difficile. Demander de l'aide demande du courage, et il s'écoule fréquemment un certain temps entre le moment où une personne envisage de consulter et celui où elle fait le premier pas. C'est normal, et c'est respecté.
Lors de ce premier échange, on discute des raisons qui motivent la démarche. La personne et le thérapeute décident ensuite, ensemble, si une première rencontre aura lieu. Cette rencontre se déroule dans une atmosphère décontractée, sous le signe de l'écoute active : elle laisse toute la place à l'expression des sentiments. On compte généralement deux à trois rencontres pour mieux comprendre la situation et convenir d'un plan de travail. C'est la personne qui décide de l'orientation de sa thérapie.
2. La psychothérapie de couple
Les couples consultent le plus souvent pour un manque de communication, une perte de désir, une sexualité insatisfaisante, ou les tensions que provoque une dépendance au sein du foyer. La thérapie de couple vise à rétablir le dialogue, à comprendre les dynamiques en jeu et à redonner à chacun une place pour s'exprimer. Lorsqu'une dépendance affecte la relation, l'accompagnement aide aussi le ou la partenaire à se situer face au problème.
3. Les groupes et la croissance affective
Le travail en groupe offre quelque chose que le suivi individuel ne peut donner : la reconnaissance par les pairs. Entendre d'autres personnes décrire un vécu semblable au sien rompt l'isolement et redonne de l'espoir. Les démarches de groupe — fins de semaine de croissance affective, groupes d'adaptation et de soutien — favorisent l'entraide et l'apprentissage de nouvelles façons d'être en relation.
Le rôle de l'entourage
La dépendance ne concerne jamais une seule personne : elle touche toute la famille et les proches. Les proches ont eux aussi besoin de soutien, d'information et parfois d'un espace pour eux. Reconnaître cela fait partie d'un accompagnement complet.
Trouver un professionnel qualifié
Le contenu de cette page est purement informatif et ne constitue pas une offre de soins. Pour trouver un professionnel qualifié au Québec, l'Ordre des psychologues du Québec propose un service de référence. Renseignez-vous également sur les traitements disponibles selon le type de dépendance.